Francais niveau 3 collège

1_La subordonnée circonstancielle d’opposition

1. Définition

  • La subordonnée de concession, appelée aussi concessive, est une proposition qui assume la fonction de complément circonstanciel de concession du verbe principal dont elle dépend.
  • Elle exprime une contradiction entre deux faits dépendants l'un de l'autre

Exemple :

Bien que Kamel soit fatigué (Proposition A), il continue à travailler (Proposition B).

  • Le fait exprimé par la proposition A est opposé au fait exprimé par la proposition B et devrait logiquement empêcher l'existence de B : Kamel étant fatigué, il ne devrait pas continuer à travailler ; pourtant, il le fait. La cause n'a donc pas l'effet attendu.
  • Les faits des propositions A et B sont, dès lors, opposés et contradictoires : la proposition A exprime bien une concession.

2. Les outils subordonnants et les modes utilisés :

la subordonnée circonstancielle de concession est une proposition conjonctive introduite par :

Bien que/Quoique + mode subjonctif :

  • Bien qu’il pleuve (Subjonctif), nous irons à la plage.
  • Quoiqu’il pleuve (Subjonctif), nous irons à la plage.

Même si + mode indicatif

  • Même s’il habite (Indicatif) loin du collège, il n’arrive en retard.
  • Il n’arrive en retard même s’il habite (Indicatif) loin du collège.

La subordonnée circonstancielle de concession peut être également introduite par:

« malgré » + un groupe nominale.

« en dépit de » + un groupe nominale.

  • Malgré la fatigue (Groupe nominal), l’ouvrier continue à travailler.
  • L’ouvrier continue à travailler en dépit de la fatigue (Groupe nominal

2_La subordonnée circonstancielle de but

1. Définition

  • La subordonnée de but, appelée aussi finale, est une proposition qui assume la fonction de complément circonstanciel de but du verbe principal dont elle dépend et avec lequel elle établit un rapport logique.
  • Elle exprime l'intention, le résultat, l'objectif visé ou au contraire évité par le fait de la principale.

Exemples :

--> Paul s'est caché pour qu'on le laisse en paix.

--> Paul s'est caché de peur qu'on ne le voie.

2. Les outils subordonnants et les modes à employer :

Moyens qui introduisent une subordonnée de but

Modes à employer

Exemples

Pour – afin de – en vue de – de crainte de- de peur de.

Infinitif

(la principale et la subordonnée ont le même sujet)

  • Elle travaille bien pour / afin de / en vue de réussir (infinitif) à l’examen.                         
  • Elle se dépêche pour/ afin de  ne pas arriver (Infinitif) en retard
  • Elle se dépêche de peur d’/ de crainte d’arriver (Infinitif) en retard.                  

Pour que – afin que- de peur que- de crainte que.

Subjonctif

 (la principale et la subordonnée n’ont pas le même sujet : il y a deux sujets différents).

  • L'enfant travaille bien   pour que/ afin que ses parents soient (Subjonctif) contents de lui.
  • Les potagers ont été clôturés pour que/ afin que les chèvres ne les détruisent (Subjonctif) pas
  • Les potagers ont été clôturés de peur que/ de crainte que les chèvres ne les détruisent (Subjonctif)

3_La subordonnée circonstancielle de conséquence

1. Définition

  • La subordonnée de conséquence (consécutive) est une proposition qui assume la fonction de complément circonstanciel de conséquence du verbe principal dont elle dépend et avec lequel elle établit un rapport logique.
  • Toujours placée après la principale, la subordonnée consécutive exprime le résultat produit par l'action de la principale (qui en est la cause).

Exemple :

Il est tombé (Proposition principale- A-) si bien qu'il s'est cassé la jambe (Proposition subordonnée - B-).

La jambe cassée (proposition B) est le résultat de la chute exprimée dans la principale (proposition A).

2. Les outils subordonnants et les modes utilisés dans les subordonnées consécutives :

Les subordonnées consécutives sont généralement introduites par :

  • Des conjonctions de subordination ou par des locutions conjonctives.
  • Les subordonnées circonstancielles de conséquence sont le plus souvent à l’indicatif, mais elles peuvent être aussi au subjonctif ou à l’infinitif.

Conjonctions ou locutions conjonctives

Modes à utiliser dans la subordonnée consécutive

Exemples

De telle sorte que, de telle manière que, au point que, si bien que.

          

             Indicatif

L’exercice était difficile si bien qu’aucun élève n’a pu le terminer.

« Que » annoncé dans la principale par un adverbe d’intensité : si, tant, tellement ….

  

            Indicatif

 

Il est tellement fatigué qu’il ne peut plus travailler.

De façon que, de manière que, trop….pour que, assez……pour que (sujets différents.)

 

           Subjonctif

Il est trop vieux pour quon lui demande de faire ce trajet à pied.

Assez …pour, trop…pour, de façon à (même sujet).

Infinitif

C’est un garçon de six ans. Il est trop petit pour participer à cette compétition.

4_La subordonnée circonstancielle de cause

1. Définition

La subordonnée circonstancielle de cause, appelée aussi causale, est une proposition qui assume la fonction de complément circonstanciel de cause du verbe principal dont elle dépend et avec lequel elle établit un rapport logique.

Elle indique l’origine, la raison, la cause du fait principal.

Exemple :

L’élève a réussi à l’examen (Proposition principale) parce qu’il a bien travaillé (Proposition subordonnée).

-->La proposition subordonnée « parce qu’il a bien travaillé » exprime la raison pour laquelle s’accomplit le fait énoncé dans la subordonnée principale.

2. Les outils subordonnants et les modes utilisés :

Tableau récapitulatif des moyens servant à introduire une subordonnée causale et des modes à employer :

Conjonctions / Locutions conjonctives

Modes à employer dans la subordonnée de cause

Exemples

Comme, puisque, parce que, du moment que, vu que, étant donnée que, attendu que, c’est parce que….que.

                Indicatif

Comme il a bien travailléil a réussi à l’examen.

             Conditionnel

(cause présentée comme incertaine.)

Ne t’en va pas parce que tu le regretterais.

Non que, non pas que, ce n’est pas que.

Subjonctif

Il eu un accident, non qu’il soit imprudent, mais il a perdu le contrôle de son véhicule.

5_Propositions indépendante, principale et subordonnée

6_La coordination

  • La coordination consiste à joindre (relier) des mots ou des groupes de mots de même classe grammaticale : noms, adjectifs, verbes, propositions.

    Exemple :

    1. J’aime mon père et ma mère.
    2. Il pensait à lui mais il ne voulait pas le voir.
  • La coordination est assurée par :

    • des conjonctions de coordination : mais, ou, et, donc, or, ni, car.
    • des adverbes de liaison : ainsi, aussi, alors, puis, ensuite, enfin, etc.
    • des expressions comme : à savoir, au contraire, en effet, c’est pourquoi, etc.
  • Les moyens qui assurent la coordination expriment différentes nuances :
    • « Mais » est une conjonction qui a le sens de pourtant, toutefois ou au contraire. Elle marque l'opposition, la différence, la restriction (qui a pour effet de réduire l'importance de quelque chose).

      1. Paul est gentil, mais un peu agité.
      2. Ils sont pauvres, mais heureux.
    • « Ou » est une conjonction qui a le sens de « ou bien », c'est une conjonction qui sert à présenter une alternative ou un choix.

      1. Veux-tu du thé ou du café ?
      2. Quand je suis triste, je mange de la crème glacée ou du chocolat.
    • « Et » est une conjonction qui sert à formuler une énumération, une addition, à présenter une succession d'événements dans le temps.

      1. Bob, je veux que tu ranges tes livres, tes vêtements et tes jouets.
      2. La maman et sa fille préparent des crêpes.
      3. Elle est entrée dans la pièce et a déposé délicatement ses livres sur le bureau.
    • « Donc » est une conjonction qui sert à exprimer une conséquence. Donc est le contraire de car :

      1. Mon ami ne se sent pas bien, donc il n'ira pas au cinéma.
      2. Mon frère a réussi son année en obtenant de bons résultats, il passera donc un bel été.
    • « Car » est une conjonction qui sert à exprimer une cause, son sens est très près du mot « parce que ».

      1. Mon frère passera un très bel été, car il a réussi son année en obtenant de bons résultats.
      2. Mon ami n'ira pas au cinéma, car il ne se sent pas bien.
    • « Ni » est une conjonction qui a une valeur similaire de « et » et « ou », elle est toutefois employée dans un contexte négatif.

      1. Il ne craint ni la pluie, ni le froid, ni la neige.
      2. Ni le froid ni la neige ne m'empêchent de faire des activités extérieures.

      NB : on met une virgule devant le ni seulement lorsqu'il sépare plus d'un élément.

    • « Or » n'exprime pas seulement une opposition comme le fait la conjonction « mais ». Le « or » introduit une nouvelle donnée qui va se révéler décisive dans le contexte.

      1. Le petit Chaperon Rouge partit voir sa grand-mère; or le loup rôdait.
      2. Les enfants sont entrés dans la forêt; or la nuit tombait

7_La phrase interrogative et la phrase impérative au discours rapporté

Pour transformer une phrase interrogative ou une phrase impérative du discours direct au discours indirect, des modifications sont à effectuer :

  • Les guillemets (« »), les deux points (:), le point d’interrogation (?) et le point d’exclamation (!) disparaissent.
  • Les pronoms personnels et les adjectifs possessifs changent et prennent la forme de la personne à qui ils se rapportent.

1. Si la phrase à transformer au discours indirect est interrogative, on distingue entre deux cas :

  • A- Pour l’interrogation totale, la subordonnée interrogative indirecte est introduite par l’adverbe interrogatif « si ». (L'interrogation est dite totale quand on peut y répondre par "oui" ou par "non").

Exemple :

Mon père me demande :

  • « Est-ce que tu as fait tes exercices ? »
  • « As-tu fait tes exercices ? »
  • « Tu as fait tes exercices ? »

--> Mon père me demande si j’ai fait mes exercices.

  • B- Pour l’interrogation partielle, la subordonnée interrogative indirecte est introduite par le même mot interrogatif qui a servi à poser la question. (L'interrogation est dite partielle quand on ne peut répondre ni par "oui " ni par "non").

Exemple :

Le père demande à sa petite fille : " Pourquoi pleures-tu ? "

--> Le père demande à sa petite fille pourquoi elle pleure.

2. Si la phrase à transformer au discours indirect est impérative, le verbe conjugué à l’impératif devient un infinitif précédé de la préposition « de ».

Exemple :

Le père ordonne à son fils : « Révise tes leçons ! Ne perds pas ton temps à jouer ! »

-->Le père ordonne à son fils de réviser ses leçons et de ne pas perdre son temps à jouer.

3. > Les temps verbaux changent également (si le verbe introducteur est au passé)

Lorsque le verbe introducteur est au passé, le temps des verbes change de la manière suivante :

Discours direct

Discours indirect

Présent

Il m’a demandé (Verbe introducteur au passé ): « Est-ce que tu travailles ( Présent) bien ? »

Imparfait

Il m’a demandé  si je travaillais (Imparfait) bien.

Passé composé

Il m’a demandé (Passé composé) : « As-tu révisé tes leçons ?»

Plus que parfait

Il m’a demandé si j’avais révisé (Plus que parfait) mes leçons.

Futur simple

Il m’a demandé: « Quand arrivera (Futur simple)-t-elle ? »

Conditionnel présent

Il m’a demandé  quand elle  arriverait (Cond.Présent).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

N.B : Le passé simple, le plus que parfait, le conditionnel et l’imparfait ne changent pas quand le verbe introducteur est au passé

8_La voix passive

1. On appelle "voix" les formes que prend le verbe pour exprimer le rôle du sujet dans l'action.

2. Un verbe peut se présenter à la voix active ou à la voix passive.

  • Dans une phrase à la voix active, le sujet fait l’action.

Exemple :

Le médecin (Sujet) examine (Verbe) le malade (C.O.D). (Voix active)

Dans cet exemple, « le médecin » est le sujet (agent d'action) qui fait l'action de soigner « le malade » et « le malade » est le complément d'objet direct (COD) qui subit l'action.

  • Dans une phrase à la voix passive, le sujet subit l'action.

Exemple :

Le malade (Sujet) est examiné (Verbe) par le médecin (Complément d’agent). (Voix passive).

Dans cet exemple, « le médecin » est le complément d'agent qui fait l'action de soigner « le malade » et « le malade » (objet d'action) le sujet qui subit l'action.

3. La transformation de la phrase active en une phrase passive entraîne les modifications suivantes :

  • Le complément d'objet direct du verbe actif devient le sujet du verbe passif.
  • Le sujet du verbe actif devient le complément d'agent du verbe passif, introduit par la préposition « par ».
  • Le verbe de la phrase active se transforme. Il est formé avec être. Être + participe passé (donc les accords des participes passés sont à effectuer).
  • Les deux phrases présentent le même fait de deux points de vue différents mais elles gardent le même sens.

Exemple :

Le professeur (Sujet ) explique (Verbe) la leçon (C.O.D).

La leçon (Sujet) est expliquée (Verbe) par le professeur (Complément d’agent).

Remarques :

1. Seuls les verbes transitifs directs (ceux qui ont un complément d’objet direct (COD) peuvent se mettre à la voix passive.

2. Quand le sujet du verbe actif est le pronom personnel " on ", il n’y a pas de complément d’agent dans la phrase passive.

Exemple :

On (Sujet) a arrêté (Verbe) le malfaiteur (C.O.D). (Voix active)

Le malfaiteur (Sujet) a été arrêté (Verbe). (Voix passive)

3. Lorsque le complément d’objet direct de la phrase active est un pronom personnel, le sujet de la phrase passive est un pronom personnel sujet « je- tu- il – elle-nous- vous-ils-elles ».

Exemple :

Voix active

Voix passive

Le professeur m’interroge.

Je suis interrogé(e) par le professeur.

Le professeur t’interroge.

Tu es interrogé(e) par le professeur.

Le professeur l’interroge.

Il / Elle est interrogé(e)par le professeur.

Le professeur nous interroge.

Nous sommes interrogés(es) par le professeur.

Le professeur vous interroge.

Vous êtes interrogés(es) par le professeur.

Le professeur les interroge.

Ils / Elles sont interrogés(es) par le professeur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

4. Devant certains verbes comme « aimer, assister, aider », le complément d’agent est introduit par la préposition « de ».

Exemple :

Il est aimé de ses enfants.

5. Changement des temps du verbe à la voix passive :

 

voix active --------

--------> voix passive

Présent

Le jardinier arrose les fleurs.

Les fleurs sont arrosées par le jardinier.

Imparfait

Le jardinier arrosait les fleurs.

Les fleurs  étaient arrosées par le jardinier.

Futur

Le jardinier arrosera les fleurs.

Les fleurs  seront arrosées par le jardinier.

Passé composé

Le jardinier a arrosé les fleurs.

Les fleurs  ont été arrosées par le jardinier.

Passé simple

Le jardinier arrosa les fleurs.

Les fleurs  furent arrosées par le jardinier.

Plus-que-parfait

Le jardinier avait arrosé les fleurs.

Les fleurs  avaient été arrosées par le jardinier.

9_Accord du participe passé avec avoir

  • Le participe passé des verbes conjugués avec l'auxiliaire «  avoir » ne s'accorde jamais avec le sujet.

    Exemple : Les filles ont bien travaillé. (Ø Pas d’accord)
  • Le participe passé employé avec l’auxiliaire « avoir » s’accorde avec le complément d’objet direct quand celui-ci est placé avant l’auxiliaire :

    Exemple :

     

    • J’ai lu cette histoire. (Le COD est placé après l’auxiliaire « avoir ».)

      Mais :
    • Cette histoire, je l’ai lue. (L’ : Pronom personnel qui remplace le COD « cette histoire ».ll est placé avant l’auxiliaire « avoir ». Le participe passé « lu » s’accorde en genre et en nombre avec le COD (cette histoire).

Remarque :

Le COD placé avant l’auxiliaire « avoir » peut être :

un

 pronom relatif

J'ai fait quelques propositions que la direction a acceptées.
(le pronom relatif « que » précède l’auxiliaire ‘’avoir’’.

un

pronom personnel

J'ai fait quelques propositions et la direction les a acceptées.
(le pronom personnel « les » précède l’auxiliaire ‘’avoir’’.

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التعديل الأخير تم: 27/11/2015