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Résumé de l’œuvre Le Bourgeois Gentilhomme

Etude des personnages du Le Bourgeois Gentilhomme

 


 

La Vénus d'Ille

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Source documentaire

 

 

La Vénus d'Ille

Table des matières

 

 

par Prosper Mérimée

Résumé

L'action se passe à Ille, dans le Sud de la France. Tout commence par la rencontre entre deux antiquaires : le narrateur et M. de Peyrehorade. Tous deux se retrouvent pour parler d'une statue, celle dont tout le monde parle à Ille, découverte quelques jours auparavant. C'est en déracinant un arbre mort qu'un artisan du village, Jean Coll, a donné un coup de pioche dans quelque chose de métallique. M. de Peyrehorade a été appelé pour voir cette découverte, qui se révèle être une statue de femme. Alors qu’on la sort de terre, elle tombe sur la jambe de Jean Coll, joueur de paume renommé dans les environs, et la casse. La statue inquiète alors le village d'une part du fait de sa beauté, et en second lieu parce qu'elle a provoqué l'accident de son découvreur.

         Le narrateur fait la connaissance du fils Peyrehorade, Alphonse, et de sa future épouse, Mlle de Puygarrig. Il est invité à leur mariage qui aura lieu quelques jours plus tard. Alphonse cependant n'accorde que très peu d'importance au mariage, il a surtout choisi sa fiancée pour sa dot alléchante.

         Le premier soir qu’il passe à Ille, le narrateur observe la statue depuis la fenêtre de sa chambre. Deux apprentis lancent un caillou contre elle en l’insultant, pour se venger de la jambe cassée de Jean Coll. Le caillou rebondit contre le bronze et l'un des jeunes le reçoit de plein fouet au visage. Le narrateur s'en amuse et s'endort là-dessus.

         Le lendemain, les deux antiquaires se rendent voir la Vénus. M. de Peyrehorade montre au narrateur l’inscription qui orne son socle : « Cave amantem » – « prends garde à toi si elle t'aime » en latin. S'ensuivent diverses discussions sur le futur mariage.

         Le jour du mariage est un vendredi, c'est-à-dire le jour de Vénus ; traditionnellement, il est de mauvais augure de se marier un vendredi, et l’épouse Peyrehorade s’en inquiète. Avant la cérémonie, le narrateur essaie de faire un rapide portrait de la statue. Alphonse, bien qu’il soit déjà apprêté, décide d'aller prêter main forte à l'équipe de jeu de paume locale, en difficulté face à des Espagnols. Gêné par sa bague et ne voulant pas la perdre, il la glisse au doigt de la statue. Il aide son équipe à gagner la partie avant de prendre la route pour son mariage. C'est dans la calèche qu'il se rend compte qu'il a laissé la bague sur la statue ! Il est trop tard pour faire marche arrière. Alphonse décide alors de donner à sa femme une autre bague reçu d'une femme, une modiste parisienne, à la suite d'une aventure.  Le soir, il décide d'aller récupérer sa bague, mais stupeur : la statue a refermé sa main et la bague se trouve à présent coincée ! Il va avertir le narrateur pour lui demander de vérifier ce qu'il a vu, mais celui-ci, pensant Alphonse saoul, préfère aller se coucher.

         Le narrateur passe une nuit difficile, entendant de lourds bruits de pas monter puis descendre les escaliers. Des cris et une sonnette le poussent finalement à aller aux nouvelles et il découvre Alphonse raide mort sur le lit nuptial brisé, couvert de contusions et portant une grande marque sur le torse, comme s’il avait été fortement serré. Sur le tapis de la chambre, le narrateur découvre la fameuse bague qui aurait dû être au doigt de la statue. Il décide donc de mener son enquête. Il soupçonne d'abord le capitaine de l'équipe ayant perdu la partie de jeu de paume, qui avait montré quelque amertume, mais les empreintes mènent encore et toujours à la statue, laquelle semble avoir changé d’expression, à présent de « méchanceté ironique » selon le narrateur.

         L'affaire est donc présentée au procureur du roi. Mme Alphonse dit avoir reconnu la statue en train d'étrangler son mari et s'être évanouie sous le choc, mais sa version des faits ne semble pas vraisemblable.

         Quelques mois plus tard, M de Peyrehorade meurt. Sa femme décide de faire fondre la statue, ce que son mari avait toujours refusé. Son bronze sert à fondre une cloche pour l'église d'Ille. Mais depuis que la nouvelle cloche sonne, les vignes ont gelé par deux fois, comme si la malédiction de la Vénus se poursuivait. La phrase « prends garde à toi si elle t'aime » gravée sur le socle de la statue prend tout son sens, lorsqu'on se souvient que M. Alphonse a passé la bague à l'annulaire de la statue.

La Vénus d'Ille

par Prosper Mérimée

Le narrateur

Le narrateur se présente comme un antiquaire de la région Parisienne. Son objectif est de trouver Mr de Peyrehorade pour qu'il lui fasse visiter la ville d'Ille et ses monuments. C'est quelqu'un de cultivé et de très curieux. Il a la volonté de ne pas vouloir décevoir Mr de Peyrehorade et veut être un hôte convenable. Il éprouve de la peine pour le mariage entre Mlle de Puygarrig et Alphonse de Peyrehorade dans la mesure où il trouve qu'Alphonse n'est pas digne de la demoiselle: «Les premières impressions ne s'effacent pas, et j'en suis sûr, ce M. Alphonse méritera bien d'être haï...».

Par ailleurs, il est en totale admiration lorsqu’il découvre la statue de Vénus, il nous décrit les moindres détails, ses moindres réactions et commentaires. Il montre sa curiosité à vouloir identifier les inscriptions anciennes, et son écoute envers son collègue Antiquaire.


La Vénus d'Ille

par Prosper Mérimée

Mr De Peyrehorade

C'est un vieil antiquaire, originaire du Rousillon et attaché à ses origines, mais aussi fier de sa ville. C'est un personnage avenant et cultivé, il n'hésite cependant pas à demander l'avis du narrateur concernant la fameuse statue de Vénus. Il est vif et actif: « [...] c'était la vivacité même. Il parlait, mangeait, se levait, courait ...», toujours en train de faire quelque chose. Il se lève tôt le matin également et tente de faire suivre les horaires locales à son hôte: «Voilà bien mes paresseux de la capitale!». Comme tout bon antiquaire, il est dans tous ses états lorsqu'il remarque que la statue de Vénus est un petit peu abîmée

La Vénus d'Ille

par Prosper Mérimée

Alphonse de Peyrehorade

Grand jeune homme de 26 ans, avec un bon physique. Il va se marier avec Mlle de Puygarrig. On apprend que c'est un grand joueur du jeu de Paume et il n'hésitera pas à affronter de grands joueurs pour représenter sa ville: «Il faut soutenir l'honneur du pays». Il semble être étourdi, en effet il oublie la bague qu'il devait offrir à sa promise, sur le doigt de la statue de Vénus.

Il est également attaché à ses chevaux. Par ailleurs il semble plus intéressé aux biens de sa future mariée qu'à sa beauté. C'est quelqu'un qui aime faire la fête et aime la boisson: «Il buvait à chaque instant du vieux vin de Collioure presque aussi fort que de l'eau-de-vie.».

On apprend qu'il sera confronté à la ''malédiction'' de la statue de Vénus et n'arrivera pas à se faire comprendre de l'antiquaire Parisien. Il mourra dans d'étranges circonstances.

La Vénus d'Ille

par Prosper Mérimée

Mme de Peyrehorade

La femme de Mr de Peyrehorade, elle est décrite comme un peu grasse. Elle est dévouée aux soins qu'elle apporte à son ménage. Elle semble ravie qu'un hôte venant de Paris vienne passer un séjour dans la vile d'Ille. C'est une femme raisonnable qui n'hésite pas à conseiller et réprimander son mari, elle est attentive aux besoins de son hôte: «Mme de Peyrehorade s'en aperçut la première, et remarqua qu'il était temps d'aller dormir», elle apercevait en effet que l'antiquaire parisien avait sommeil.

La Vénus d'Ille

par Prosper Mérimée

Mlle de Puygarrig

Une jeune fille de 18 ans, habitant la ville de Puygarrig. Elle est comparée à la statue de Vénus de par sa beauté, son charme et ses allures séduisantes. Cependant elle semble timide et se montre très discrète tout au long de la nouvelle. Elle semble plus subir le mariage que l'apprécier.

La Vénus d'Ille

par Prosper Mérimée

Le fantastique

Le fantastique se manifeste essentiellement par la venue dans la ville d'Ille de l'idole, représentant une statue de Vénus, en bronze. L'arrivée de cette statue va provoquer des événements troublants:

- Le fantastique arrive dès le début de la nouvelle avec la rencontre entre le narrateur et un guide Catalan: en effet celui-ci déclare à propos de la statue: «Mais avec tout cela, la figure de cette idole ne me revient pas. Elle a l'air méchante... et elle l'est aussi.».

Le fait de donner des attributs humain à une statue constitue une personnification.

Ainsi la déclaration du guide paraît étrange et retient l'attention du lecteur. Il déclare un peu plus loin que la ''méchanceté'' de la statue s'exprime par le fait qu'elle se soit effondré sur la jambe de Jean Coll. On peut tout simplement se demander si ce n'est pas le fruit du hasard et si le guide n'est pas ''fou''.

- La deuxième apparition du fantastique arrive après le souper du narrateur, il assiste d'ailleurs à la scène: deux polissons de la ville (il s'agit d'enfants dissipés traînant dans les rues). L'un deux lance un caillou contre la statue puis il se le reprend en pleine tête: «Elle me l'a rejetée!».

Là aussi, on peut se demander si les deux enfants n'ont pas un peu trop d'imagination en pensant que la statue s'est vengée de cet ''outrage'', d'ailleurs le narrateur, assistant à la scène, est de cet avis.

- Ensuite, lorsque les deux antiquaires examinent la statue, ils tentent pendant un moment de comprendre la signification des inscriptions gravées. Tout ce passage de réflexion renforce, pour le lecteur, la sensation que cette statue n'a rien de banale, a plutôt un côté mystérieux et cache quelque chose.

- Le mystère se renforce lors du mariage. En effet on se rappelle qu'Alphonse a oublié de décrocher la bague qu'il a mise au doigt de la statue de Vénus. Il est allé la chercher mais il y a apparemment un problème des plus étranges.

Alphonse semble paniquer et déclare au narrateur: «Vous allez vous moquer de moi... Mais je ne sais ce que j'ai... je suis ensorcelé! Le diable m'emporte!».

Le fantastique apparaît ici avec l'évocation de deux mots: ''ensorcelé'' et ''diable''.

Puis ensuite Alphonse déclare qu'il n'arrive pas à enlever la bague du doigt de la statue de Vénus, le mystère se renforce. «Non...je... je ne puis l'ôter du doigt de cette diable de Vénus.». Il répète le mot ''diable'', on se demande ce qui se passe.

La ponctuation, marquée par la répétition des trois petits points montre toute la confusion et la détresse d'Alphonse.

Enfin il évoque le problème au narrateur: «Si fait... Mais la Vénus... elle a serré le doigt [...]», «Le doigt de la Vénus est retiré, reployé; elle serra la main».

On se demande comment une telle histoire peut être vraie. Le narrateur d'abord inquiet se rassure en sentant qu'Alphonse empeste l'alcool. Ainsi, une nouvelle fois, on peut penser qu'après la possible ''folie'' du guide Catalan, puis la fuite des enfants, et enfin l'état d'ivresse d'Alphonse, tout cela ne soit au final qu'un «conte», comme le signale l'antiquaire Parisien.

- La nuit tombe et de nouveaux signaux mystérieux apparaissent. L'antiquaire Parisien entend des pas: «Quel butor! M'écriai-je. Je parie qu'il va tomber dans l'escalier.». Les bruits mystérieux reprennent même un peu plus tard: «Alors j'entendis distinctement les mêmes pas lourd, le même craquement de l'escalier que j'avais entendu avant de m'endormir». La deuxième citation est plus mystérieuse, rendant l'ambiance plus inquiétante, le narrateur n'évoque plus une personne bruyante mais ne désigne que les ''pas lourds'' et les ''craquements de l'escalier'', ce qui rend l'environnement angoissant, crispant.

- Enfin, c'est au réveil du narrateur qu'un événement tragique a lieu, Alphonse est retrouvé mort dans des circonstances pour le moins mystérieuses: «Ces meurtrissures à la poitrine, leur direction circulaire m'embarrassaient beaucoup pourtant, car un bâton ou une barre de fer n'aurait pu les produire.»

On sait qu'Alphonse est mort de façon brutale et apparemment douloureuse, mais le mystère persiste sur les causes de sa mort. L'hypothèse du meurtre est maintenue.

- Si l'hypothèse du meurtre est maintenue c'est que le discours tant attendue de Mlle de Puygarrig est troublant. D'ailleurs avant de l'apprendre, on sent qu'il y a un problème: «Cette malheureuse jeune personne est devenue folle, me dit-il en souriant tristement. Folle! Tout à fait folle. Voici ce qu'elle conte».

L'accent est mis sur la folie de la jeune fille, avec une répétition du mot ''folle'' trois fois.

En apprenant la déclaration de Mlle de Puygarrig, on comprend l'étrangeté de son discours: «[…]entre les bras d'une espèce de géant verdâtre qui l'étreignait avec force.». On apprend que ce géant n'est autre que la statue de Vénus! Le caractère fantastique de la jeune fille laisse le lecteur perplexe, folie ou événement surnaturel ? L'intrigue ne sera pas résolue: «Depuis mon départ je n'ai point appris que quelque jour nouveau soit venu éclairer cette mystérieuse catastrophe.».

- Malgré la destruction de la statue pour refonder le métal pour des cloches, des événements mystérieux continuent de se produire: «il semble qu'un mauvais sort poursuivre ceux qui possèdent ce bronze.», illustré par cette dernière phrase, clôturant la nouvelle: «Depuis que cette cloche sonne à Ille, les vignes ont gelé deux lois.». Y a-t-il réellement un mauvais sort lié au métal de bronze de la statue de Vénus? La fin de la nouvelle de Prosper Mérimée laisse le lecteur perplexe.

Ainsi le mystère autour de la Vénus d'Ille est ''crescendo'', montant au fil de la nouvelle. Du simple regard ''méchant'' jusqu'au meurtre d'Alphonse, la statue représente le caractère fantastique de la nouvelle de Mérimée et laisse le lecteur dans le doute : les personnages sont-ils fous?


La Vénus d'Ille

par Prosper Mérimée

Le fantastique

Le fantastique se manifeste essentiellement par la venue dans la ville d'Ille de l'idole, représentant une statue de Vénus, en bronze. L'arrivée de cette statue va provoquer des événements troublants:

- Le fantastique arrive dès le début de la nouvelle avec la rencontre entre le narrateur et un guide Catalan: en effet celui-ci déclare à propos de la statue: «Mais avec tout cela, la figure de cette idole ne me revient pas. Elle a l'air méchante... et elle l'est aussi.».

Le fait de donner des attributs humain à une statue constitue une personnification.

Ainsi la déclaration du guide paraît étrange et retient l'attention du lecteur. Il déclare un peu plus loin que la ''méchanceté'' de la statue s'exprime par le fait qu'elle se soit effondré sur la jambe de Jean Coll. On peut tout simplement se demander si ce n'est pas le fruit du hasard et si le guide n'est pas ''fou''.

- La deuxième apparition du fantastique arrive après le souper du narrateur, il assiste d'ailleurs à la scène: deux polissons de la ville (il s'agit d'enfants dissipés traînant dans les rues). L'un deux lance un caillou contre la statue puis il se le reprend en pleine tête: «Elle me l'a rejetée!».

Là aussi, on peut se demander si les deux enfants n'ont pas un peu trop d'imagination en pensant que la statue s'est vengée de cet ''outrage'', d'ailleurs le narrateur, assistant à la scène, est de cet avis.

- Ensuite, lorsque les deux antiquaires examinent la statue, ils tentent pendant un moment de comprendre la signification des inscriptions gravées. Tout ce passage de réflexion renforce, pour le lecteur, la sensation que cette statue n'a rien de banale, a plutôt un côté mystérieux et cache quelque chose.

- Le mystère se renforce lors du mariage. En effet on se rappelle qu'Alphonse a oublié de décrocher la bague qu'il a mise au doigt de la statue de Vénus. Il est allé la chercher mais il y a apparemment un problème des plus étranges.

Alphonse semble paniquer et déclare au narrateur: «Vous allez vous moquer de moi... Mais je ne sais ce que j'ai... je suis ensorcelé! Le diable m'emporte!».

Le fantastique apparaît ici avec l'évocation de deux mots: ''ensorcelé'' et ''diable''.

Puis ensuite Alphonse déclare qu'il n'arrive pas à enlever la bague du doigt de la statue de Vénus, le mystère se renforce. «Non...je... je ne puis l'ôter du doigt de cette diable de Vénus.». Il répète le mot ''diable'', on se demande ce qui se passe.

La ponctuation, marquée par la répétition des trois petits points montre toute la confusion et la détresse d'Alphonse.

Enfin il évoque le problème au narrateur: «Si fait... Mais la Vénus... elle a serré le doigt [...]», «Le doigt de la Vénus est retiré, reployé; elle serra la main».

On se demande comment une telle histoire peut être vraie. Le narrateur d'abord inquiet se rassure en sentant qu'Alphonse empeste l'alcool. Ainsi, une nouvelle fois, on peut penser qu'après la possible ''folie'' du guide Catalan, puis la fuite des enfants, et enfin l'état d'ivresse d'Alphonse, tout cela ne soit au final qu'un «conte», comme le signale l'antiquaire Parisien.

- La nuit tombe et de nouveaux signaux mystérieux apparaissent. L'antiquaire Parisien entend des pas: «Quel butor! M'écriai-je. Je parie qu'il va tomber dans l'escalier.». Les bruits mystérieux reprennent même un peu plus tard: «Alors j'entendis distinctement les mêmes pas lourd, le même craquement de l'escalier que j'avais entendu avant de m'endormir». La deuxième citation est plus mystérieuse, rendant l'ambiance plus inquiétante, le narrateur n'évoque plus une personne bruyante mais ne désigne que les ''pas lourds'' et les ''craquements de l'escalier'', ce qui rend l'environnement angoissant, crispant.

- Enfin, c'est au réveil du narrateur qu'un événement tragique a lieu, Alphonse est retrouvé mort dans des circonstances pour le moins mystérieuses: «Ces meurtrissures à la poitrine, leur direction circulaire m'embarrassaient beaucoup pourtant, car un bâton ou une barre de fer n'aurait pu les produire.»

On sait qu'Alphonse est mort de façon brutale et apparemment douloureuse, mais le mystère persiste sur les causes de sa mort. L'hypothèse du meurtre est maintenue.

- Si l'hypothèse du meurtre est maintenue c'est que le discours tant attendue de Mlle de Puygarrig est troublant. D'ailleurs avant de l'apprendre, on sent qu'il y a un problème: «Cette malheureuse jeune personne est devenue folle, me dit-il en souriant tristement. Folle! Tout à fait folle. Voici ce qu'elle conte».

L'accent est mis sur la folie de la jeune fille, avec une répétition du mot ''folle'' trois fois.

En apprenant la déclaration de Mlle de Puygarrig, on comprend l'étrangeté de son discours: «[…]entre les bras d'une espèce de géant verdâtre qui l'étreignait avec force.». On apprend que ce géant n'est autre que la statue de Vénus! Le caractère fantastique de la jeune fille laisse le lecteur perplexe, folie ou événement surnaturel ? L'intrigue ne sera pas résolue: «Depuis mon départ je n'ai point appris que quelque jour nouveau soit venu éclairer cette mystérieuse catastrophe.».

- Malgré la destruction de la statue pour refonder le métal pour des cloches, des événements mystérieux continuent de se produire: «il semble qu'un mauvais sort poursuivre ceux qui possèdent ce bronze.», illustré par cette dernière phrase, clôturant la nouvelle: «Depuis que cette cloche sonne à Ille, les vignes ont gelé deux lois.». Y a-t-il réellement un mauvais sort lié au métal de bronze de la statue de Vénus? La fin de la nouvelle de Prosper Mérimée laisse le lecteur perplexe.

Ainsi le mystère autour de la Vénus d'Ille est ''crescendo'', montant au fil de la nouvelle. Du simple regard ''méchant'' jusqu'au meurtre d'Alphonse, la statue représente le caractère fantastique de la nouvelle de Mérimée et laisse le lecteur dans le doute : les personnages sont-ils fous?

La Vénus d'Ille

par Prosper Mérimée

Une nouvelle ancrée dans le réel

Bien que l'histoire soit mystérieuse, la nouvelle est ancrée dans le réel, de plusieurs manières.

- Les lieux, habitants et monuments: «le dernier coteau du Canigou», «Perpignan», «Les Parisiens», «le Rousillon», «Monuments phéniciens, celtiques, romains, arabes, byzantins», «Aux Tuileries». Tous ces éléments de lieux nous permettent de nous projeter dans la réalité, car tous ces lieux, habitants, et monuments existent.

- L'histoire: Rencontre entre deux antiquaires, Mr de Peyrehorade voulant faire visiter la ville d'Ille et ses monuments à son hôte parisien. Le mariage. Les traditions Rousillonnaises avec l'évocation du jeu de Paume, très réputé à l'époque, et souvent pratiqué, les soupers le soir bien copieux, les vins locaux... L'histoire est réaliste et tout à fait crédible grâce à tous ces éléments.

La Vénus d'Ille

par Prosper Mérimée

Prosper Mérimée

Prosper Mérimée est un écrivain français né en 1803 à Paris dans une famille bourgeoise d’artistes athées. Ses deux parents sont professeurs de dessin et son père, bonapartiste, peintre néoclassique, deviendra secrétaire perpétuel de l’École des Beaux-Arts. De ses parents il hérite une horreur de l’emphase et un esprit sceptique. La famille reçoit de nombreux artistes, français et anglais ; de là naît l’anglophilie de Mérimée. Il est élève au lycée Napoléon, devenu lycée Henri-IV, puis étudie le droit jusqu'à la licence, qu’il obtient en 1823. Mérimée sera un mondain sa vie durant, et il fréquente dès les années 1820 de nombreux salons où il rencontre l’élite parisienne libérale, bonapartiste, et l’avant-garde artistique. Parmi ses amis figurent les initiateurs du romantisme libéral. Il devient celui de Stendhal dès 1822 et rencontre notamment les peintres Ingres et Delacroix ; mais il goûte peu l’emphase de Hugo, son aîné d’un an. Parmi les cercles où il évolue se distingue le « grenier » d’Étienne Delécluze, peintre raté et critique d’art, où il lit ses premières pièces de théâtre, des œuvres insolentes qu’il attribue à une femme de lettres espagnole, réunies dans Le Théâtre de Clara Gazul, son premier ouvrage qui paraît en 1825. Les plumes de ce cercle collaborent à la revue Le Globe et le jeune écrivain se joint à elles. Sa jeunesse est aussi le lieu d’une intense recherche de plaisir et les femmes occuperont une grande place dans sa vie. Il se qualifiera lui-même de « vaurien », pour trois années de sa vie particulièrement ; il le fut par tristesse et curiosité dira-t-il. S’il avait refusé un poste diplomatique en 1829, pour ne pas servir un régime méprisé, la révolution de Juillet et l’arrivée de Louis-Philippe sur le trône permet, à lui et à ses amis libéraux, de solliciter des postes. Mérimée fait ainsi son entrée dans la fonction publique en 1831, n’ayant eu aucune activité sinon d’écriture jusque-là ; grâce aux relations de son père il devient d'abord chef du bureau du secrétariat de la Marine, puis rapidement chef de cabinet du comte d’Argout, ministre du Commerce puis de l’Intérieur.

En 1833, Mérimée fait paraître Mosaïque, un recueil de nouvelles déjà parues dans la presse en 1829 et 1830. Parmi elles figure Mateo Falcone, un texte d’une grande intensité dramatique précédemment publié en 1829. Le titre fait référence à un propriétaire corse dont le fils de dix ans, Fortunato, trahit la parole donnée à un bandit qui se cachait des forces de l’ordre. Homme d’honneur taciturne et intraitable, Falcone, après s’être assuré auprès de sa femme qu’il s’agissait bien de son fils, tue d’un coup de fusil cet enfant, premier de sa race à trahir. La même année avait paru Tamango, nouvelle où Mérimée dénonce la traite des Noirs sans manichéisme, en présentant les diverses responsabilités qui la rendent possible, celle des autorités laxistes comme des chefs noirs locaux, mus par la cupidité. Le personnage éponyme est un puissant guerrier sénégalais qui se livre au commerce de ses semblables en les échangeant contre des armes et de l’alcool. Alors qu’il négocie avec le capitaine Ledoux, un vétéran des guerres napoléoniennes, l’alcool pousse Tamango à vendre Ayché, sa propre femme. Retrouvant ses esprits il rattrape le navire du négrier mais on l’y réduit lui-même en esclavage ; il va alors se faire le leader d’une vaine révolte. Cette même année de 1829 Mérimée avait publié son unique roman, grand succès de librairie. Sa Chronique du règne de Charles IX est un roman historique de cape et d’épée ayant pour cadre les guerres de religions françaises du XVIe siècle ; l’auteur y établit un parallèle entre les destins de deux frères : Bernard, aux ordres de Coligny, dans le camp protestant, et George, qui oscille entre scepticisme et catholicisme. Mérimée raconte cette histoire sans grandiloquence, ne s’attache pas aux grandes figures historiques et affiche sa sympathie pour les protestants. Elle apparaît comme une leçon de tolérance et de liberté, mais aussi de libertinage.

En 1834, Mérimée est nommé inspecteur général des Monuments historiques. Dès lors, l’écrivain va parcourir la France trente années durant, visitant des monuments en péril, dénonçant l’état alarmant de certains édifices ou des restaurations relevant du vandalisme, demandant toujours plus de moyens et ne manquant pas de se faire conseiller par des experts. Il se fait aussi souvent accompagner par l’architecte Viollet-le-Duc auquel il confie bon nombre de restaurations. Les Âmes du Purgatoire, qui paraissent l’année de son entrée en fonction, ont pour cadre l’Espagne et pour personnage principal Don Juan de Mañara, un jeune homme qui, devenu étudiant à Salamanque, subit l’influence de Don Garcia, un ami qui le fait plonger dans une vie dissolue. Après avoir été initié à tous les vices et avoir même tué, Don Juan décide de s’en prendre à Dieu en séduisant une nonne. Alors qu’il revient au château familial, il est à nouveau vivement impressionné, comme dans son enfance, par un tableau représentant les âmes du Purgatoire, qui le pousse à rentrer dans les ordres. Mais alors qu’un frère de la nonne, morte de désillusion, vient le gifler jusque dans le couvent où il a choisi de se repentir, Don Juan se voit forcé d’ajouter un mort à la liste de ses victimes. Plutôt que par le portrait d’un homme à la recherche d’un idéal, l’œuvre vaut surtout par les tableaux à la fois brillants et sombres que peint sobrement Mérimée.

En 1837, paraît le récit le plus lu de Mérimée. La Vénus d’Ille raconte l’histoire d’un jeune homme qui, à la veille de se marier, le temps d’une partie de pelote basque, passe l’anneau qu’il doit offrir à sa femme au doigt d’une statue de Vénus en cuivre que son père a déterrée dans son jardin. Quand il essaie de l’ôter, la statue, considérée par les gens des environs comme une idole malfaisante, le doigt replié l’en empêche. On retrouvera le cadavre du jeune homme contusionné dans la nuit, après que le narrateur aura entendu de lourds pas dans l’escalier menant à la chambre de celui-ci. D’une atmosphère gaie, méridionale, entourant une noce, l’art de Mérimée fait passer son lecteur à un climat d’horreur voisin des récits de Poe. Avec Colomba, nouvelle publiée en 1840, son plus grand succès de son vivant, Mérimée retrouve le cadre de la Corse pour peindre une nouvelle histoire tragique dans un style dépouillé, l’auteur prenant soin de restituer l’atmosphère du lieu en évoquant les anciennes coutumes auxquelles obéissait la population et en peignant de rudes figures de Corses dont Colomba en Vierge vengeresse. Le personnage principal est Orso della Rebbia, un lieutenant de l’armée napoléonienne qui après Waterloo retourne à Pietranera, son village natal, où sa sœur Colomba notamment le pousse à la vendetta contre les Barricini, une famille rivale de la leur, après la mort de leur père survenue deux ans plus tôt, et bien que la version officielle des autorités écarte la thèse du meurtre. Même si Orso a changé de mentalité sur le continent, se voyant attaqué, il est contraint de tuer les deux frères Barricini et dans sa fuite, qui se double d’une convalescence puisqu’il a été blessé, naît une histoire d’amour avec Miss Nelvil, une jeune Anglaise. Blanchi, il finira par quitter l’île avec elle et sa sœur. En 1843, Mérimée est élu à l’Académie des inscriptions et belles-lettres, puis à l’Académie française l’année suivante.

Le conte Carmen, qui sera immortalisé trente ans plus tard par l’opéra de Georges Bizet, paraît en 1845 dans La Revue des Deux Mondes. Le personnage principal, Don José, brigadier basque d’un régiment de dragons, est poussé par son amour pour Carmen, une belle bohémienne, à devenir contrebandier puis brigand. Mérimée raconte l’histoire tragique d’un amour étouffant, mû par la jalousie, qui mène le protagoniste à tuer celle qu’il aime, étant incapable de posséder totalement cette femme reconnaissante, puisque Don José l’a fait sortir de prison, mais qui, honnête, a fini par lui dire qu’elle ne l’aimait plus. Suite à cette publication, à partir de 1846, l’écrivain pose la plume pour vingt ans. Il dira qu’il écrivait jusque-là pour Valentine Delessert, une maîtresse qui s’était éloignée de lui. Sous le Second Empire, l’impératrice Eugénie, qu’il avait connue enfant en Espagne, le pousse à accepter un poste de sénateur en 1853, ce qui l’éloigne de certains de ses amis libéraux. Il conserve sa fonction d’inspecteur des Monuments et suit la cour dans ses déplacements, organisant les divertissements de l’impératrice dont il est le plus proche confident. En 1860, son adjoint succèdera comme sénateur à Mérimée qui devient vice-secrétaire du Sénat. En parallèle, nommé président de la commission chargée de réorganiser la Bibliothèque impériale, il introduit en France une conception moderne de la bibliothèque après avoir étudié la British Library de Londres. En 1866, c’est pour l’impératrice que Mérimée reprend la plume pour écrire quelques histoires propre à amuser son amie, dont Lokis, écrite en 1869, l’histoire angoissante d’un comte Lithuanien abritant en lui un ours qui tue son épouse lors de leur nuit de noces. Souffrant d’asthme, victime de bronchites réitérées et d’étouffements, Mérimée meurt en 1870 après avoir assisté à la chute du Second Empire et vu son amie la plus proche devenir régente.

 

On se souvient de Mérimée comme d’un grand voyageur, d’un écrivain cosmopolite, l’anglophile qui a beaucoup séjourné outre-Manche ; l’amoureux de l’Espagne où il voyagera beaucoup, auteur des Lettres d’Espagne (1830) ; mais aussi l’introducteur en France de la littérature russe à laquelle il consacre plusieurs ouvrages, et se faisant traducteur de son ami Tourgueniev, de  Pouchkine et de Gogol. Mérimée s’était aussi voulu un historien et a notamment publié un Essai sur la guerre sociale (1851) et des Études sur l’histoire romaine (1845).

Avec Stendhal qui l’a influencé, et dont il partage la désinvolture et le scepticisme, Prosper Mérimée se rattache au XVIIIe siècle rationaliste, même s’il est lié au romantisme par ses sujets, qu’il traite sur un mode classique, sans sensiblerie, et son goût pour l’histoire et le gothique. L’auteur apparaît même souvent cynique voire obscène, ce qui est surtout visible dans sa correspondance. Son style est volontiers dense, dépouillé et acéré, et l’ironie est coutumière dans des textes où le narrateur affiche une grande distance vis-à-vis des faits. S’il suit la mode de l’exotisme et particulièrement de l’hispanisme, qu'on retrouve chez Gautier, Hugo ou Musset, Mérimée affichera son incompréhension face à la littérature de ses cadets, dont Flaubert et Baudelaire.

 

 

« Il me montrait le socle de la statue, et j’y lus ces mots : CAVE AMANTEM.

« Quid dicis, doctissime ? me demanda-t-il en se frottant les mains. Voyons si nous nous rencontrerons sur le sens de ce cave amantem !

– Mais, répondis-je, il y a deux sens. On peut traduire : « Prends garde à celui qui t’aime, défie-toi des amants. » Mais, dans ce sens, je ne sais si cave amantem serait d’une bonne latinité. En voyant l’expression diabolique de la dame, je croirais plutôt que l’artiste a voulu mettre en garde le spectateur contre cette terrible beauté. Je traduirais donc : « Prends garde à toi si elle t’aime. » »

 

Prosper Mérimée, La Vénus d’Ille, 1837

 

« Jamais, à ce que j'imagine, reprit Préciosa, la jalousie ne laisse l'entendement assez libre pour qu'il puisse juger les choses comme elles sont. La jalousie regarde toujours avec des lunettes d'approche, qui font les petites choses grandes, les nains des géants et les soupçons des vérités. »

 

Prosper Mérimée, Carmen, 1845

 

« – Vit-il encore ? demanda Orso respirant avec peine.

– Oh ! il s'en garderait ; il a trop de chagrin de la balle que vous lui avez mise dans l'œil. »

 

Prosper Mérimée, Colomba, 1849


 

La Vénus d'Ille fiches de lecture


 

Biographie de Prosper Mérimée

Les personnages de La Vénus d'Ille

Résumé de La Vénus d'Ille

Le fantastique dans La Vénus d'Ille

La Vénus d'Ille le fantastique

 

I.            Une Vénus énigmatique :

La statue de la Vénus, selon ceux qui la regardent, provoque des sentiments opposés :

Ø  Monsieur de Peyrehorade veut l'encenser, lui faire le sacrifice de deux palombes.

Ø  Les apprentis qui lui jettent la pierre souhaiteraient bien la détruire : « Si tu étais à moi, je te casserais le cou ».

Ø  Le guide catalan la considère comme méchante : « Mais avec tout cela, la figure de cette idole ne me revient pas. Elle a l'air méchante ».

Ø  Madame de Peyrehorade lui en veut aussi et aimerait faire fondre la statue « pour en faire une cloche » : « Je ne peux pas prendre sur moi de regarder la statue qui fait des malheurs comme celui-là. »

Ø  Le narrateur : La statue est dotée «d'une merveilleuse beauté» mais aussi d'un «caractère étrange»

II.            Une Vénus ambigue :

Le portrait de la statue est ambigu : on la sait inanimée mais certains détails font penser le contraire :

Ø  Elle est en bronze, entière et grande.

Ø  Son corps est noir et ses yeux blancs (mise en relief).

Ø  Elle est dénudée (peut inspirer le désir).

Ø  Elle a un regard méchant, féroce et beau « Il y a dans son expression quelque chose de féroce, et pourtant je n'ai jamais vu rien de si beau »

Ø  Elle rabaisse toutes les personnes la regardant

III.            Une Vénus diabolique :

La beauté, l'aspect troublant et le mystère de la Vénus provoquent des réactions irrationnelles, qui facilitent la mise en place d'évènements fantastiques :

Ø  Le catalan : « C'est une idole, vous dis-je ; on le voit bien à son air. Elle vous fixe avec ses grands yeux blancs... On dirait qu'elle vous dévisage. On baisse les yeux, oui, en la regardant ».

Ø  Madame de Peyrehorade : « Un beau chef-d’œuvre qu'elle a fait ! casser la jambe d'un homme ! »

Ø  Le narrateur : « Dédain, ironie, cruauté, se lisaient sur ce visage d'une incroyable beauté »

Ø  Alphonse : « Non... je... je ne puis l'ôter du doigt de cette diable de Vénus. » Et il se croit «ensorcelé» par «cette diable de Vénus»

Ø  L'inscription gravée sur le socle de la statue, en latin, renforce l'aspect maléfique de la Vénus d'Ille : « Prends garde à toi si elle t'aime ». C'est une prophétie qui annonce la suite de l'histoire.

IV.            Les effets d'annonce :

Le drame est annoncé à plusieurs reprises dans le texte de la Vénus d'Ille : c'est ce qu'on appelle un effet d'annonce. C'est souvent Monsieur de Peyrehorade qui annonce, sans s'en rendre compte, la mort de son fils :

1.       Monsieur de Peyrehorade fait des citations sans faire attention au contexte tragique dans lesquels ces vers sont situés :

Ø  « C’est Vénus tout entière à sa proie attachée ». Citation de Racine (Phèdre, vers 306). La pièce de Racine, Phèdre, met en scène Phèdre, qui est une victime de la colère de Vénus.

Ø  « Manibus date lilia plenis » : « Répandez des lis à pleines mains » (Virgile, Énéide, VI, 883). Cette citation se trouve dans un passage qui raconte les amours de Didon et d'Énée. Énée quittera Didon, et Didon en mourra d'amour.

Ø  « Veneris nec praemia nôris ». Virgile, Énéide, IV, 33 : « Tu ne connais pas les présents de Vénus. » Cette citation renvoie à Marcellus, l'héritier de l'empereur romain Auguste. Marcellus mourra alors qu'il n'est encore qu'un jeune homme.

Ø  « Il en rit beaucoup, et, comparant l'apprenti à Diomède, il lui souhaita de voir, comme le héros grec, tous ses compagnons changés en oiseaux blancs. » - «Diomède» : Roi d’Argos, un des plus vaillants guerriers grecs, participa à l’expédition des Épigones contre Thèbes et à la guerre de Troie. Au siège de cette ville, il avait blessé Vénus. «D’après les légendes, Vénus se vengea de Diomède en métamorphosant les compagnons de celui-ci en oiseaux blancs.».

2.       Monsieur de Peyrehorade semble chercher à faire revivre la Vénus :

Ø  Monsieur de Peyrehorade choisit le vendredi pour marier son fils, car c'est le jour de Vénus (Vener-di) ; personne, à part lui, ne désire faire de mariage ce jour-là, car, dans la religion chrétienne, c'est le jour de la mort de Jésus : « - Vendredi! s'écria son mari, c'est le jour de Vénus! Bon jour pour un mariage! Vous le voyez, mon cher collègue, je ne pense qu'à ma Vénus. D'honneur! C’est à cause d'elle que j'ai choisi le vendredi ».

Ø  Il veut lui faire des offrandes, et dit qu'il veut faire revivre un culte abandonné depuis longtemps. Il veut faire un sacrifice à la déesse, comme dans l'antiquité. Les palombes sont en effet les animaux emblématiques de Vénus : « Demain, si vous voulez, avant la noce, nous lui ferons un petit sacrifice; nous sacrifierons deux palombes, et si je savais où trouver de l'encens... »

Ø  D'après Monsieur de Peyrehorade, c'est une faveur, presque un honneur d'être blessé par Vénus : « Ma femme, vois-tu ? dit M. de Peyrehorade d'un ton résolu, et tendant vers sa jambe droite dans un bas de soie chinée, si ma Vénus m'avait cassé cette jambe-là, je ne la regretterais pas. »

3.       Monsieur de Peyrehorade compare souvent la Vénus à la jeune fiancée alors que Vénus est une déesse connue pour sa jalousie.

Ø  Il met sur le même plan la statue et la jeune fiancée, il les met en rivalité : « Mon fils, choisis de la Vénus romaine ou de la catalane celle que tu préfères. Le maraud prend la catalane, et sa part est la meilleure. La romaine est noire, la catalane est blanche. La romaine est froide, la catalane enflamme tout ce qui l'approche ».

V.            Des évènements : deux explications ?

Ø  L’une simple, naturelle, rationnelle : pour le narrateur, Alphonse a été assassiné par l’Aragonais, et il accumule les indices qui permettent de le croire, qui tentent d'éclairer logiquement le mystère : sa ressemblance avec la statue, la menace de se venger qu’il a proférée ; d’où l’enquête policière mais qui s’avère vite insuffisante et peu convaincante.

Ø  L’autre folle, surnaturelle, irrationnelle, effrayante, mais vers laquelle nous penchons, qui est celle de la survivance des pouvoirs des dieux anciens, et, ici, de la Vénus, cette «idole du temps des païens» dont le maléfice se perpétue à travers le temps, qui s'anime et se venge contre celui qui s’est marié avec elle mais s’est révélé un mauvais amant.

Pour qu’un texte soit parfaitement fantastique, il faut que l’hésitation entre les deux explications soit bien maintenue; qu’il soit difficile d’infirmer ou de confirmer l’une ou l’autre. Ici, le fantastique est fait de mots et de signes qui tracent à travers la nouvelle un réseau de correspondances installant la Vénus au rang de suspecte sans jamais en faire une accusée. Le mystère de la nature profonde de la statue subsiste; la seule réalité connue est la mort violente d’Alphonse, mais elle échappe à toute explication, et le choix est laissé au lecteur de l’attribuer à l’Aragonais ou à la statue.

 

Que se passe-t-il ?

Pourquoi ?

Explications rationnelles

Pourquoi ?

Explications irrationnelles

La jambe de Jean Coll est cassée par la chute de la statue de Vénus.

On suppose que lorsqu'ils ont réussi à la mettre droite, ils n'ont pas eu le temps de la caler avec un tuileau et qu'elle est tombée sur Jean Coll.

Le guide, les deux "polissons", mais aussi madame de Peyrehorade, accusent la statue d'être « méchante » et d'avoir volontairement cassé la jambe de Jean Coll.

La pierre jetée par un apprenti sur la statue retombe sur l'un des deux polissons.

Le narrateur nous explique qu'il est évident que la pierre a rebondi sur le métal et est retombée sur l'un des deux polissons.

Les deux "polissons" disent que la Vénus a rejeté la pierre contre le garçon avec précision.

La bague est restée coincée aux doigts de la Vénus.

Le narrateur pense que M. Alphonse a trop enfoncé l'anneau et que le lendemain il l'aura avec des tenailles. De plus, le narrateur se dit que ce jeune homme est complètement ivre et qu'il raconte des histoires.

Alphonse de Peyrehorade raconte que Vénus a resserré le doigt, et ne veut pas rendre la bague

La mort d'Alphonse

- les pas lourds qui montent l'escalier

- les pas qui redescendent

- l'assassinat d'Alphonse

- la présence de la bague

Le narrateur suppose que c'est M. Alphonse, ivre, qui monte l'escalier pour aller se coucher. Il ne donne pas d'explication pour les pas qui descendent : "Cela me parut singulier". Le narrateur suppose que l'assassin est l'Aragonais, mais il est innocenté. Le procureur du roi pense que la jeune mariée est folle

La jeune mariée raconte que l'assassin est une statue. Le narrateur ressent "un peu de la terreur superstitieuse" quand il interroge le domestique pour savoir comment la bague est arrivée dans la chambre : il ne le dit pas, mais on sent qu'il pense que c'est la statue qui a laissé la bague. Le narrateur ne trouve pas d'explication rationnelle : rien n'est venu "éclairer cette mystérieuse catastrophe" On suppose que par jalousie la statue a tué Alphonse

Les vignes ont gelé plusieurs fois à Ille depuis que la statue a été fondue pour faire une cloche

 

M. de P., ami du narrateur, dit qu' « il semble qu'un mauvais sort poursuive ceux qui possèdent ce bronze ».

 

Vocabulaire: mots et expressions dans La Vénus d'Ille

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La Vénus d'Ille une nouvelle fantastique

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 Evaluations : La Vénus d'Ille

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Questionnaire 1

Questionnaire 2

Questionnaire 3
 

sources


 

Mérimée Prosper, La Vénus d'Ille

Auteur : MERIMEE Prosper                      

Titre : La Vénus d’Ille

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Edition : Hachette

Collection : Biblio collège

Genre : Nouvelle fantastique

Thème principal : Enquête et surnaturel au XIXème siècle

Résumé : Un jeune archéologue parisien se rend à Ille, pour faire la connaissance de M. de Peyrehorade un vieil antiquaire passionné par son idole : « La vénus d’ Ille ». Ce dernier est à la recherche d’informations sur cette statue en bronze récemment découverte, qui éveille les soupçons des habitants d’Ille qui se méfient de la statue. C’est elle qui aurait déjà brisé la jambe de Jean Coll, un ami de M.de Peyrehorade. Vérité ou superstition ?                                  

Le jeune chercheur remarque alors sur la Vénus de mystérieuses inscriptions révélant entre-autre des menaces, et constate une expression étrange et sévère sur son visage. Pendant ce temps se prépare le mariage du fils de M. de Peyrehorade et Melle de Puygarrig. C’est alors que le drame survient et bouleverse  tout.

Passage remarquable : « Quant à la figure, jamais je ne parviendrais à exprimer son caractère étrange, et dont le type ne se rapprochait de celui d’aucune statue antique dont il me souvienne. Ce n’était point cette beauté calme et sévère  des sculpteurs grecs, qui, par système, donnaient à tous les traits une majestueuse immobilité. Ici, au contraire, j’observais avec surprise l’intention marquée de l’artiste de rendre la malice arrivant jusqu’à la méchanceté. »

Je pense que dans ce passage on apprend que la Vénus n’était pas seulement belle et douce mais était aussi pleine de malveillance et de méchanceté.

 

Jugement critique : Tradition et mystère. Ce livre nous en apprend plus sur le Roussillon et ses coutumes.  De plus, le mystère qui règne tout au long du livre nous pousse à nous poser des questions sur nos superstitions et nos croyances. Ce livre est très facile à lire, intéressant et j’aime beaucoup la fin car elle à un côté mystérieux  c’est pourquoi j’apprécie cette nouvelle et je la conseille à tout le monde. 

Fanny, 4C, 11/11/2012 

 

 

Monsieur Mérimée,

J’ai lu La Vénus d’Ille et je vous envoie cette lettre pour vous dire que j’ai bien aimé l’histoire de ce livre. Vous m’avez fait découvrir un lieu que je ne connaissais pas, la ville d’Ille qui se situe au Roussillon.

Dans ce livre j’ai fait connaissance de plusieurs personnages :

-le narrateur : qui est un archéologue parisien, il n’est jamais nommé dans le récit.

-M. de Peyrehorade : notable cultivé d’Ille, M. de Peyrehorade est un antiquaire celui qui accueille chaleureusement le

narrateur.

-Alphonse de Peyrehorade : c’est le fils de M. de Peyrehorade.

-Mlle de Puygarring : Mlle de Puygarring  une jeune fille fortunée de la région future épouse d’ Alphonse de Peyrehorade.

-Mme Peyrehorade : l’épouse de M. de Peyrehorade. Elle incarne l’étroitesse d’esprit de la bourgeoisie provinciale.

 

 Clément K.4C

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Prosper Mérimée                                                                                   Fait le 12 mai 2014, à Quintin

N°5 Rue d’ Ille

65200 Perpignan

 

Monsieur Mérimée,

Votre livre m’a fait découvrir une région que je ne connaissais pas, La Catalogne, mais aussi des lieux comme par exemple, le Canigou (p.11), la ville de Perpignan (P.13), la ville de Dax (p.13) et bien sûr la ville d’Ille (P.11 et tout au long du livre).

J’ai aussi découvert grâce aux personnages des noms de  famille particuliers propres à cette région comme Peyrehorade, père d’Alphonse fiancé de Mlle de Puygarrig, nom également  typique.

Votre histoire se passe vraisemblablement au 19ème siècle, car dans le récit certains personnages jouent à une partie de jeu de paume : « En ce moment commençait, sur le jeu de paume dont j’ai parlé, une partie qui, sur-le-champ attira  l’attention de M. Alphonse » (P.57). Ce qui m’a mis également sur la voie est le fait que vous avez écrit l’histoire au 19ème siècle.

J’ai trouvé que la description des personnages était développée, apportant ainsi un  enrichissement culturel intéressant. Cette précision présente également pour les lieux et les  événements apporte de plus du réalisme à votre œuvre.

En ce qui concerne le récit en lui-même, l’étrange intrigue présente tout au long de l’histoire permet d’introduire avec dynamisme tous les éléments culturels.

Je tenais à vous adresser mes remerciements pour tout ce que votre œuvre m’a permis d’apprendre.

Sincères salutations.

                                                                                                                                   Pierre-Louis G. 4C

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                                                                                                                         Quintin, Le 30 avril 2014

 

Cher M. Mérimée,

 

J’ai lu votre nouvelle, La Vénus d’Ille. Merci de m'avoir fait découvrir ce livre. Je l'ai bien aimé, j’ai surtout apprécié l'histoire : le narrateur rencontre M de Peyrehorade qui doit lui montrer des ruines antiques là où M. de Peyrehorade vient de trouver une statue ''la statue de Vénus''.

Le lendemain matin M. de Peyrehorade le réveille pour lui faire admirer sa Vénus. Sur le socle de la Vénus, était inscrit ''Prends garde à toi si elle t'aime''.

Alphonse, le fils de M. de Peyrehorade devait se marier avec Mlle Puygarrig. Il ne l'aimait pas vraiment, il l'épousait pour son argent. Le lendemain matin le narrateur essaie en vain de dessiner la statue pour une cérémonie grotesque pour honorer Vénus et faire des vœux pour les futurs mariés. Le jour de la cérémonie de mariage, les jeunes gens  allèrent jouer au jeu de paume. Alphonse les rejoignit alors pour jouer, il enleva son costume de mariage et la bague destinée à son épouse qu’il posa sur l'annulaire de la statue.

La partie finie, il se rhabilla pour le mariage mais il fut très ennuyé car il avait oublié la bague sur la statue alors il donna la bague qu'il avait au doigt à sa nouvelle épouse.

Il demanda au narrateur de l'aider à récupérer la bague sur le doigt de la statue car, disait-il, elle avait replié son doigt. Mais le narrateur ne le crut pas et il alla se coucher.

Il fut réveillé par des pas lourds et  les craquements dans l’escalier et par des cris. Il alla voir d’où venaient les cris. Il trouva M Alphonse mort sur le lit nuptial, le corps couvert de contusions. Il retrouva la bague qui normalement était sur la statue.

Alors un procès commença où beaucoup de preuves étaient contre la statue et même la mariée se souvenait avoir vu la statue entrer dans la chambre et poser son mari sur le lit.

Après l'enterrement  le narrateur rentra à Paris. Quelques mois plus tard, il apprit que M. de Peyrehorade avait fait fondre la statue en cloche et qu'il était mort juste après. 

C’est une histoire vraiment fascinante et je tenais, Cher M. Mérimée, à vous faire part de mes impressions.                                                                                                       Sébastien M. 4C

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Mérimée
La Vénus d'Ille
HACHETTE
bibliothèque collège


A : au (p.11 l.5): dis je au Catalan qui me servait de guide

B : Bientôt (p.12 l.13): Bientôt ! il se peut que déjà les violons soit commandés

C : Ce (p.12 l.14): Ce soir, peut être, demain, après demain, que sais-je?

D : de (p.13 l.50): ... qui  y allait de tout coeur ? il donne un coup de pioche

E : Et(p.13 l.59): Et le voilà, avec la pioche...

F : femme (p.14 l.63): Une grande femme noire plus qu'à moitié nue...

G : grâce (p.20 l.122): ... un peu trop grasse,comme la plupart des Catalanes.

H : homme (p.22 l.180): Mais vous êtes un homme et vous ne regarder plus de femme...

I : il(p.23 l.208): il y en a des douzaines, et en bronze aussi.

K:

L : Les (p.26 l.264): Les fenêtres étaient fermées.

M : maison (p.26 l.272): à une vingtaine de toises de la maison.

N : narines (p.33 l.364): les narines quelque peu gonflées.

O : Oui(p.40 l.407): Oui ; mais le premier , c'est Vulcain.

P : paume (p.32 L;335): la paume en dedans, le pouce et les deux premiers doigts étendus

Q : quelques (p.43 l.495): quelques bien à la cité de Turbul.

R : rêve (p.44 l.517): ...qu'un amoureux voit Vénus en rêve...

S : semblable (p.45 l.531): Je remarquai une trace semblable sur les doigts.

T : tout (p.64 l.758: ...chanta même, le tout fort longuement.

U: un (p.65 l.780): un torrent de larmes et des embrassements sans fin.

V : Vous (p.69 l.858): Vous savez bien, mon anneau ?


Je n'ai pas vraiment aimé ce livre car je trouve qu'il n'y a pas beaucoup d'action. Je n'aime pas beaucoup le thème du livre, je le pensais plus palpitant.

T. Louis, 4D                                                                                         

 

Nom puis prénom de l'auteur : Prosper Mérimée

Titre du recueil : La Vénus d'Ille

Edition : Nathan

Collection : Carrés Classiques Collège

Titre des nouvelles que contient ce recueil : La Vénus d'Ille de Mérimée puis La Cafetière et Omphale de Théophile Gautier

 

Abécédaire :

 

A. antique : “ Un antique ! un antique ! “ p17 la Vénus d'Ille ( antique : objet d'atant de l'antiquité).

B. Bague : “ Il tirait de son petit doigt une grosse bague enrichie de diamant » p39 la Vénus d'Ille. 

C. Canigou : “ je descendais le dernier coteau du Canigou “ p15 la Vénus d'Ille.

D. Danser : “ On dansa d'abord le menuet.” p90 la Cafetière.

E. Echarpe : “ Angela s'assit m'entourant de ses bras comme d'une écharpe blanche.”P94 la Cafetière.

F. Feu : “ Tout à coup le feu prit un étrange degré d'activité.” p87 la Cafetière.

G. Genoux : “ Qu'est-ce que cela fait, mon bel ange ? Je vous prendrai sur mes genoux.”

H. Harassés : “ Nous étions harassés.” p87 la Cafetière.

 I. Idole : “Mr de Peyrehorade avait trouvé une idole en terre.”p   la Vénus d'Ille. (Idole : représentation d'une divinité)

J. Joueur de paume : “ le plus malin joueur de paume.” p18 la Vénus d'Ille.

K.

L. Lit : “ Le lit s'agitait sous moi comme une vague...”p86 la Cafetière

M. Mariage : “ Ce mariage se fera-t-il bientôt “ p15 la Vénus d'Ille.

N.  Normandie : “ passer quelques jours dans une terre au fond de la Normandie.”P85 la Cafetière

O. Ouïr : “ La plus curieuse que j'aie jamais ouïe.”

P. Perpignan : l'action se passe dans le village d'Ille près de Perpignan.

Q.

R. Roussillon : “ Il faut que vous appreniez à connaitre notre Roussillon.” p20 la Vénus d'Ille.

S. Soufflet : “ Les bougies s'allumèrent toutes seules ; le soufflet, sans qu'aucun être visible lui imprimât le mouvement, se mit à souffler le feu...” p87 la Cafetière.

T. Tapisserie : “ de sorte qu'on pouvait sans peine distinguer les personnages de la tapisserie et les figures des portraits enfumés pendus à la muraille.” p87 la Cafetière.

U.

V. Vénus : “ Ah il vous a parlé de l'idole, car c'est ainsi qu'ils appellent ma belle Vénus. “ p21 la Vénus d'Ille.

X./ Y./ Z.

Avis : j'ai bien aimé ce recueil car il y avait beaucoup de suspense et le côté fantastique m'a aussi plu.

Lisa L. 4B,                                                                                         

 

sources

Livre audio : La Vénus d'Ille - Prosper Mérimée

 

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Comments (1)

NATASHA
  • 1. NATASHA | 06/01/2017

Mon nom est NATASHA, je suis de la Malaisie, mais je laisse en Suède, je veux partager mon témoignage merveilleux sur la façon dont je suis revenu mon petit ami qui m'a quitté, je veux informer les gens dans le monde cette roulette sortilège est très authentique et bon Parce que j'ai été arnaqué avant en ligne jusqu'à ce qu'un ami m'a parlé de DR BAZ grands pouvoirs, Il m'a aidé récemment à réunir ma relation avec mon copain qui m'a jeté il ya un an, Mais quand j'ai contacté DR BAZ, il a jeté un sort d'amour pour moi Et mon petit ami qui a dit qu'il n'a rien à voir avec moi de nouveau m'a appelé et a commencé à mendier me.To personne qui est la lecture de cet article et a besoin d'aide DR BAZ peut également offrir tous les types d'aide comme Réunification du mariage et de la relation, Guérir de tous les types de maladies, les cas de la Cour, le sort de grossesse, la protection spirituelle et beaucoup plus. Merci encore une fois l'homme merveilleux pour m'aider à ramener mon ex amant de nouveau à moi, merci encore et encore, vous pouvez le contacter Via Cet e-mail: [SUPREMESPELLS@OUTLOOK.COM]

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التعديل الأخير تم: 03/01/2016